samedi 12 mai 2018

Le coin des bandes annonces 15/05/2018





Nouvelle fourré pour ce week end riche en bande annonce au vitriol permettant aux vieux cinéphiles nostalgiques d'émettre leurs réserves éternelles "ah de mon temps..."

A ce titre deux films illustrent parfaitement mon avant propos, Equilizer 2 et Death Wish, deux vigilantes movies où on cassent du délinquant ou d'affreux bandits. Bref un sous genre popularisé dans les années 70 et qui a fait les choux gras des offusqués du bulbe lors de la glorieuse décadence eighties où chaque titres qui sentaient le souffre lors de sortie (surtout en fait la saga Les justiciers dans la ville avec l'inénarrable Charles Bronson paix à son âme). On croise tous les doigts que ses deux films aillent vraiment dans le sens du revenge movies décomplexé et qui assume vraiment (mais alors vraiment) leur postulat. Le premier Equalizer malgré la sympathie que l'on peut avoir pour Denzel Washington trainait en longueur (il fallait attendre le dernier quart d'heure pour enfin assister au Massacre du Bricorama !) tandis que l'heure précédente, celui-ci roucoulait dans un bar avec une parfaite inconnue ! Quant à Death Wish, alors là attention film culte sacré pour beaucoup de cinéphiles et Eli Roth n'a pas intérêt à se louper. La bonne nouvelle c'est que Eli n'est pas connue pour faire dans la dentelle et la violence light. De bon augure. Pas sur ! Au vue des réactions des premières critiques catastrophiques et du peu d'engagement de sa tête d'affiche Bruce Willis ! Mais comme on cesse de le répéter Wait and See !

 

The Equalizer 2




 
Death Wish


Deux productions espagnols attisent notre impatience : le film de gangsters old school, La sombre de la Ley et le thriller paranoïaque El reino. Deux cinéastes qui se sont fait remarqué chez par deux films formidables, Dani de la Torre avec son Appel Inconnus et Rodrigo Sorrogoyen avec Que Dios nos pardonne. Deux films sans concessions qui avait surpris plus d'un spectateur. Autant dire que la découverte de ses deux nouveaux films, La sombra de la Ley et El reino, a tout pour satisfaire les fans du cinéma espagnol toujours aussi prometteur et excitant !
 

 
 

La sombra de la Ley


El reino
 

La mémoire assassinée
 
 
 
 Comme vous le savez, cela fait plus de 10 ans que le cinéma sud-coréen de genre ravit les cinéphiles du mondes entier et chaque année malgré le chaos et les aléas d'une visibilité chaotique, de merveilleuses pépites sont commentés. Si les fabuleux A taxi driver et The tigers restent scandaleusement inédit, le fan a quand même pu voir cette année pointé, le superbe film d'espionnage de Kim Jeen-woon The âge of the shadows, l'époustouflant The battleship Island ainsi que le très sympathique film de super héros décalé Psykokenesis. Grand Prix au dernier festival du film policier de Beaume, La mémoire assassinée s'annonce sous les meilleurs hospices, à savoir un thriller sans concession, une intrigue tortueuse à souhait, des personnages bien allumés et une qualité formelle qui semble évident à la vision de la bande annonce !


The innocents
 
 
 
Dans la catégorie série 'strange', The innocents pourrait bien tirer son épingle du jeu notamment parce que les changements promis par son idée de départ pourrait bien toucher des zones bien dérangeantes. Sujet hyper casse gueule qui va demander à ses créateurs  de trouver un équilibre sur le fil !
 
 

 
Fahrenheit 451
 
 
 
 
 
Autre série très attendu (pour le coup), c'est bien entendu la fameuse adaptation d'anticipation de Ray Bradbury, Fahrenheit 451. Tout connaît (ou devrait connaître) l'excellent film de François Truffaut dans les années 60, mais il est évident que le sujet est si riche qu'une nouvelle adaptation était largement légitime. Un temps annoncé au cinéma via Mel Gibson avant de disparaître des radars, la voici enfin déboulé sur le petit écran. Beaucoup d'attente donc !
 
 
 
                                   
 
13 Reason Why
 
 
 
L'année dernière, la série 'ado' avait été pour beaucoup de spectateur (dont votre serviteur !) un véritable choc émotionnel porté par la richesse de son pitch et ses immenses possibilités de shoot mélodramatique. Porté par une bande son formidable, un cast parfait, la série était un véritable hyper Cut émotionnel. L'annonce d'une saison 2  avait bien entendu crée une crainte légétime car non seulement l'arc narratif de la saison 1 se suffisait à elle même, mais on peut aussi de demander s'il était possible de faire aussi fort sur le plan dramatique. On le saura bientôt ! La bande annonce de cette nouvelle saison reste volontairement flou sur l'orientation de son histoire...Tic tac tic tac...
 
                                       
 
 
Sans un bruit
 
 
 
Au mois de juin, débarque en France le succes surprise de ce début d'année Outre-Atlantique. A Quiet Place / Sans un bruit cartonne au box office et pourrait bien être le nouveau phénomène horrifique après les excellents Split / Get Out. Une chose est sur, Sans un bruit semble totalement assumer la nature horrifique de son récit avec un point de départ réellement original pour le coup. Depuis le tonitruand The Mist, on attend toujours un nouveau monster movie pouvoir se hisser à un tel niveau.


Hereditary
 
 
 
Toujours au mois de juin, Hereditary débarque également sur nos écrans accompagné par une notre hype qui s'est propagé sur le net depuis sa découvert aux Etats Unis. Et c'est vrai que la bande annonce met sacrément l'eau à la bouche tant celui-ci semble jouer sur différent niveau de lecture. Tony Colette semble extraordinaire dans sa composition. Espérons juste que la hype soit justifié !



Robin des bois

 

Depuis quelques jours, on a pu découvrir avec une certaine surprise la bande annonce de Robin de Bois. Après la catastrophique version de Ridley Scott, on pouvait se demander ce qui a pu pousser les producteurs a tenter si tôt une nouvelle version de ce héros populaire. A la vue de la bande annonce, il semble plus qu'évident que le projet a été pensé et lancé dans un registre quasi similaire au récent (et assez navrant) Le roi Arthur. Renouveler une mythologie aussi forte dans l'inconscient collectif n'est pas chose aisé. Personnellement je ne pense pas que c'est en faisant de Robin des Bois un clown fessant des tourniquais en lançant des flèches dans les airs que le projet aille dans la bonne direction. Bref, cette bande annonce n'est pas très rassurante !

 
Skjelvet
 
 
 
Après la jolie surprise The wave, voici donc un nouveau film catastrophe venue du nord qui même si niveau scénario ça semble être du réchauffer, le résultat semble réjouissant sur le plan du spectacle et soigné sur le plan de la réalisation. Il y a peu de chance que ça sorte en salle mais on ne sait jamais.



The predator

 

Difficile de terminer cette séléction sans parler du premier teaser du très très attendu, The Predator, du très apprécié Shane Black, scénariste du polar d'action fun (L'arme Fatale 1,2,3, Le dernier samaritain, Au revoir à jamais), et passé par la casse film cool avec les superbes Kiss Kiss Bang Bang et A nice Guys, sans oublier le discuté Iron Man 3. Et comme souvent il est difficile de se faire une vraie idée sur la nature du projet et les réactions diverses sur la bande annonce tend à prouver que Shane Black marche sur des braises. Attendons la prochaine bande annonce pour vraiment se faire une opinion...



Voilà, on finit cette sélection avec un extrait de bande musicale du premier Prédator histoire de souligner l'énorme attende que suscite ce projet.

 

samedi 5 mai 2018

CulturBisz s'affichent : Near Dark / Aux frontières de l'Aube



 
 
 
 
 

Comme vous le savez, Kathryn Bigelow a été tardivement reconnue par la critique française (et internationalle) suite aux succès consécutifx de ses trois derniers films. Et comme souvent, la cinéphile populaire n'a heureusement pas attendu le reveil de cet intelligentsia pour célébrer une des plus grandes révélation des années 80. Comme beaucoup de jeunes cinéphiles, la rencontre avec la cinéaste s'est produite non pas avec son premier essai (The loveless, découvert qu'avec sa sortie dvd) mais avec un film improbable venu de nulle part, Near Dark, baptisé chez nous par un titre tout aussi énigmatique Aux frontières de l'aube.
 
A l'époque, la découverte avec ce film s'est opéré naturellement via sa présentation aux Festival d'Avoriaz. Starfix et Mad Movie sont en première loge pour vanter l'incroyable puissance poétique et graphique d'un étrange film de vampire. Malgré des rumeurs étalant du fait d'un 'prix du public' (mais je n'ai jamais eu la certitude de ce fait), le film fut un peu éclipsé par la présence au festival de titres aussi prestigieux que Robocop, Prince des Ténèbres, Histoires de fantômes chinois, The Princess Bride et des très controversés Hidden, Angoisse, Elmer et le célèbre Hellraiser. Quelques mois plus tard, le film prend sa grande revanche au Festival du film Fantastique et de Science Fiction de Paris en décrochant La Licorne d'or et le Prix d'Interprétation Féminine pour Jenny Wright (à la barbe de Histoires de Fantômes Chinois, encore lui, mais aussi Angoisse, Maniac Cop et Bad Taste). Cette fois-ci, c'est L'Ecran Fantastique qui monte au créneau avec un dossier sur le film à la hauteur de ce chef d'eouvre. Très mal distribué en salle, l'attente du film avec sa sortie VHS a été un des grands évènement du cinéma fantastique de la fin des années 80.
 
Non seulement, le film était à la hauteur de sa réputation mais en plus un véritable culte s'est organisé autour d'une œuvre qui défie la raison. Même si la photo bleutée de Marc Alberg et la musique electro de Tangerine Dream peuvent présenté un esthétique eighties un peu daté (par politesse on oubliera l'affreuse VF du film), rien n'y fait, le film dégage toujours cette poésie nocturne d'une troublante fascination. Le visage de Mae et son visage blanc restera à jamais hypnotique (les deux séquences où Mae passent de la fragile jeune femme à une véritable prédatrice sont remarquables) dans ma mémoire. Tout comme ce mélange détonant, de fantastique poétique, de love story, de western dépressif qui atteint une force légendaire dans les mythiques  scènes du massacre du bar et de l'hôtel ! Quant aux personnages du film, ils sont rentrés pour la plupart dans le mémoire de la Pop Culture à l'image du célèbre Severen, brillement interprété par le fou furieux Bill Paxton !
 
Remerciement à Azzedine Bhelkiri pour son travail de recherche et sa page Facebook CulturBisz ! Sinon j'ai complété comme d'habitude cette galerie avec quelques affiches et photos personnelles.
 
Sinon avant d'aller plus loin, je vous invite, c'est la tradition ! de lancer les extraits musicaux pour vous immerger davantage devant cette œuvre unique !
 
Extrait musicaux



 
 
 
 
Bonus vidéo
 
 
 
 
 
 
Voici une vidéo très sympa sur le film avec un clip à partir du fameux Venus in Furs. C'est bien nerveux et très rock !
 
 
Autre clip très sympa, par le group Autograph, qui à la base est une chanson d'un autre hit du cinéma de vampire des années 80, Fright Night / Vampire vous avez di vampire !. Le lien de YouTube permet de caler un montage de Near dark avec la chanson et le résultat est franchement sympa et énergique
 
 
 
Les affiches du film lors de sa sortie
 









 
 
Photo publicitaires
 
























 
 
Photos du film
 
 
 










 
La soundtrack de Tangerine Dream





 
 
Les jaquettes du film
 

 
Affiches POP
 

















 
 Bonus
 
Article du film MAD MOVIES N°51 Spécial Avoriaz 88
 


 
Article du film STARFIX N°56 Spécial Avoriaz
 



 
Article du film dans L'ECRAN FANTASTIQUE N°98